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Exposition Oeuvres anciennes du 15 mai au 14 juin 2018

MA PROCHAINE EXPOSITION !

Ma prochaine exposition aura lieu du mardi 15 mai au jeudi 14 juin 2018, à La Galerie PREMIERE LIGNE à Bordeaux (8 rue Teulère, tout près de la Grosse-Cloche).

Sa singularité : j’y présenterai mes œuvres figuratives (peintures à l’huile principalement et quelques dessins) déjà « anciennes » car peintes entre 1990 et 2003, année à laquelle j’ai pris la décision de m’orienter résolument vers l’abstraction et sa liberté. Il y a plus de 15 ans que je n’ai pas montré ce travail, et certaines des toiles qui seront présentées à la Galerie PREMIERE LIGNE n’ont même jamais été exposées : c’est leur baptême du feu ! La plupart des gens qui me suivent depuis le début de mon parcours abstrait, ignorent même ce pan de mon travail. Seuls les plus curieux, les vieux amis et les plus intimes amateurs les connaissent. Ce n’est donc pas sans une certaine émotion et une certaine anxiété teintée d’excitation que je m’apprête à les dévoiler au public bordelais ou de passage dans la capitale girondine, me demandant quel accueil il voudra bien leur réserver…

Je vous invite donc à venir nombreux au vernissage le mardi 15 mai à 18h découvrir cet autre univers de peinture qui fut le mien et pour lequel j’ai gardé une affection toute particulière.

Amoureux dans la ville la nuit 92x73cm 1999 min

A propos des œuvres exposées :

« Pourquoi ai-je été touchée par ces tableaux (première période) de Daniel Pirrotta, par ailleurs devenu peintre abstrait?

Tableaux figuratifs, presque naïfs.

Je me souviens du tableau naïf (« La ferme ») de Miro, tableau très connu mais qui nous a appartenu et avec lequel nous avons eu la chance de vivre pendant des années. Cette « première » manière d’un peintre découvert par Pierre Loeb, n’a jamais cédé en intérêt malgré l’arrivée de la manière Miro, manière purement mentale, surréaliste, enfantine quand même, comme le sera aussi toute l’oeuvre de Calder.

Il y a quelque chose de rafraichissant à regarder des personnages  inscrits dans leur décor, qui transmettent une émotion, une solitude ou la joie d’être ensemble, de s’aimer, en promenade dans la ville ou sur la plage.

Dans le cas des personnages de Daniel Pirrotta, il y a ce qui les caractérise, les mains géantes, et cela aussi est intéressant. A l’heure du tout virtuel et du tout numérique, du congé donné à l’homme et à la femme, où il parait que même les sexes vont devenir indistincts, il est bon de se rassurer en regardant les tableaux…Nous avons des mains, puissantes, qui ne demandent qu’à travailler, caresser, aimer, protéger…Ce sont les mains du cœur, et très évidemment Daniel Pirrotta en a un, et il est gros, lui aussi. Les vêtements des hommes, (en particulier) gonflent et font des plis, bougent, comme les nuages (nuage en pantalon de Maiakovski) ils ajoutent la note incertaine et romantique qui rend les personnages émouvants, et très vivants. En leur compagnie, comme des enfants heureux, nous faisons l’expérience de la confiance. »

Cécile ODARTCHENKO, Ecrivain, Editrice et Directrice de la Galerie Première Ligne